Périph'

Solitude, absence de but, déception, désillusion, rage peuvent provoquer
des accélérations, des goûts jusqu'à se trouver pris dans une spirale.
La vitesse, sur le bitume, s'associe aux éléments atomiques. Tels
des météores, des personnages trouvent raison, paix, accalmie, plaisirs
sur la route, le périph', tout en y admirant les faisceaux lumineux,
fugitifs.
Tout le monde court plus ou moins, chacun selon ses obligations, ses
contraintes, ses challenges, ses chimères, ses fantômes, ses obsessions, sa
ligne d'arrivée. Certains vont plus vite que d'autres. Ils en arrivent à
déranger les plus lents, dans tous les domaines. Les fauteurs de troubles,
eux-mêmes "victimes", placés sur orbite, hors-jeu du système, payent
parfois cher leurs dérapages, entraînant des cacophonies générales. Ils
sont souvent appelés schizophrènes, même si en réalité, ils sont tout
simplement des dégoupillés du couvercle, des extrasystoliques du palpitant,
des hémorragiques internes. Ils ne sont pas dotés de filtre contre
les polluants et il sont allergiques aux solvants, conclusion : ils en prennent
plein la cafetière. Et le café quand il a "bouillu", il est foutu...
Dans périph', ça décolle. L'adhérence à l'asphalte, la force gravitationnelle
oblige le lecteur à se tenir au pilote, comme à moto. On est poussé
à avaler le livre d'un seul trait, comme un trajet à parcourir d'urgence.
Attention ! ça déboulonne...