Aider au retour à l'emploi

Si le retour à une croissance structurellement plus forte et plus riche en emploi est la voie principale
pour réduire le chômage, l'amélioration des dispositifs d'aide au retour à l'emploi peut aussi apporter
une contribution importante.
L'examen détaillé auquel le CERC a procédé, à la demande du Premier ministre, s'inscrit dans le
prolongement de son rapport précédent sur la sécurité de l'emploi. L'analyse s'appuie notamment sur
les études existantes ou réalisées pour ce rapport et sur l'examen détaillé des réformes engagées dans
cinq pays européens.
L'indemnisation des personnes privées d'emploi au travers de l'assurance chômage, de l'allocation de
solidarité spécifique ou du RMI apparaît inadaptée aux caractéristiques actuelles du chômage. Redéfinir
la place de la solidarité interprofessionnelle (au travers des cotisations sociales) et de la solidarité
nationale (au travers de l'impôt), élargir la couverture de l'indemnisation aux jeunes et aux salariés les
plus précaires, orienter davantage l'indemnisation pour servir au retour à l'emploi, tels sont les premiers
axes de proposition du Conseil.
Les réformes de 2001 (mettant en place le dispositif PARE/PAP) ont incontestablement dynamisé le
processus d'aide au retour à l'emploi. Ceci a permis l'organisation d'une prise en charge précoce des
demandeurs d'emploi pour un accompagnement davantage personnalisé. Mais beaucoup reste à faire
pour activer ces processus et donner une véritable chance aux personnes en quête d'emploi. Le rapport
formule à cet égard des propositions.
Le CERC insiste enfin sur la gouvernance du système. En effet, la complexité du système institutionnel,
aussi bien au niveau national que local, nuit à son efficacité. C'est pourquoi le Conseil appelle à une réflexion
d'ensemble sur les modalités d'organisation du service public de l'emploi permettant de mieux combiner
l'exercice des responsabilités de l'État, des collectivités publiques territoriales et des partenaires sociaux.