Le son du Kholkhal

Quelle vitalité dans la poésie de langue française
de Ibtissem K. Bassoussi, ici dans ses meilleures
réalisations : tantôt fiction narrative, moins distanciée,
proche de l'expression spontanée de sa langue
maternelle et de l'univers coloré de son pays, la
Tunisie, tantôt poésie impatiente, pleine de révolte,
de contestation ! J'ai l'honneur et le privilège de
vous présenter Le son du Kholkhal, réappropriation
souvent euphorique du passé de l'auteure, de
ses ancêtres, une moisson de mots aux rythmes
rauques, effilochés, d'une belle sensibilité percussive
tel le kholkhal - cette menotte devenue bijou
que les femmes Tunisiennes portaient à leur cheville
- une écriture tordant la langue, servie par le
temps et l'expérience pour mieux s'affirmer.
Véronique Sauger