Naufrages et pilleurs d'épaves sur les côtes charentaises aux XVIIe et XVIIIe siècles

Le naufrage est souvent associé aux images de
pilleurs d'épaves, de massacreurs et de naufrageurs.
C'est à partir des archives des amirautés
d'Aunis et de Saintonge que Jacques Péret étudie
l'ensemble des «fortunes de mer» survenues sur les
côtes charentaises depuis le règne de Louis XIV
jusqu'à la Révolution.
Sur les côtes des Îles de Ré et Oléron, dans l'embouchure
de la Gironde, nous sommes au coeur de la vie
des marins, pris, sur leurs voiliers, dans les tempêtes
hivernales. Ils luttent contre le vent et les vagues
jusqu'au moment souvent tragique et meurtrier du
naufrage.
C'est alors qu'apparaissent les populations côtières
- habitants des villages riverains, gardes-côtes,
travailleurs de la mer - souvent pour le meilleur
(sauvetage de l'équipage et de la cargaison), quelques
fois pour le pire (pillages et violences), illustrant ainsi
les pratiques traditionnelles solidement ancrées dans la
culture des sociétés littorales.