Les grandes affaires criminelles de l'Aude

Des vignes écrasées de soleil jusqu'aux portes
de Carcassonne, de Limoux à Narbonne,
l'Aude est de ces pays où le hasard construit
le quotidien des rencontres. Ouverte sur la
mer, porte des Pyrénées, elle fut traversée,
empruntée, blessée parfois.
Sous la plume enlevée de José Lagorce,
Les Grandes Affaires Criminelles de l'Aude
explorent l'affaire Sarrat (1840), la bande des
Castristes (1840), l'affaire Borras (1887) ou,
plus près de nous, l'affaire Tejerons (1923),
parmi une multitude d'histoires sanglantes et
repoussantes à la fois. Misère, envie, jalousie,
amour, rencontres fortuites ou meurtres
gratuits... autant de motivations qui, par-delà
l'acte en lui-même, dressent en filigrane le
portrait d'une société.
Ces «histoires criminelles» sont avant tout
des photographies d'êtres humains que rien
ne prédestinait au meurtre. À une époque où
la justice se voulait exemplaire ; à une époque
où les on-dit l'emportaient sur la preuve, ces
récits nous rappellent la fragilité de l'instant où
tout bascule. Jusqu'à ces petits matins où sur
la place publique, un homme finissait sa vie
sous la lame du bourreau.