Centrafrique, un vrai faux départ : cas atypique d'un mal africain

Centrafrique, un vrai-faux départ
Cas atypique d'un mal africain
Le Centrafrique, blotti au coeur de l'Afrique, est à l'image des autres pays de ce continent, un condensé de contradictions, de mauvais choix, d'arrimage malsain et d'instabilité permanente. Le résultat de ce mélange détonant est un échec sur tous les plans.
Au lendemain du coup d'Etat du 24 mars 2013 qui a plongé le pays dans un chaos sans précédent, celui-ci s'est engagé à se doter d'une nouvelle constitution, une de plus qui s'ajoute à la production exceptionnellement riche en demi-siècle. Plus de huit constitutions et plus de vingt actes et lois constitutionnels.
Dans un contexte pouvant se retrouver, à quelque chose près, dans d'autres anciennes colonies françaises, la constitution a fini par être un échec, tant dans sa démarche, sa conception que par son contenu. Ignorant l'histoire, la sociologie et les besoins réels de son peuple, la stratégie et la vision à long terme du pays qui ne peuvent se définir en dehors du reste du continent, la tentative a été donc loin d'assurer au pays les conditions viables d'un décollage effectif.