Carnet de rêve, carnet d'atelier : réalisation d'une Maserati Birdcage

Posséder une voiture de course mythique est un rêve que
partagent bien de passionnés de la chose automobile.
Ce rêve, malheureusement, peu sans doute ont les moyens d'y
accéder.
Mais il existe pourtant, à côté de la «voie royale», une petite
porte dérobée qui permet elle aussi de s'aprocher de l'objet rêvé.
Cette porte, chacun de nous sans le savoir l'a à côté de lui, et
peut-être même en lui : c'est la volonté, la force de l'esprit, le désir
farouche de parvenir coûte que coûte jusqu'à l'objet de son rêve.
« If you can dream it, you can do it » dit le proverbe américain : si
tu peux le rêver, tu peux le faire ! Est-ce si simple ?
Les protagonistes de l'aventure que relate ce petit ouvrage
intitulé Carnet de Rêve l'ont cru obstinément.
Et avec aussi peu d'armes que de bagages - et comme chef
d'équipe un inattendu... avocat un peu fou - ils ont décidé de partir
à la poursuite de leur rêve : construire une Maserati «Birdcage».
C'est cette aventure-là que raconte Carnet de Rêve, Carnet
d'Atelier : dix-huit mois d'efforts d'imagination et d'astuce qui
permettront à nos aventuriers d'arriver à un résultat qui, s'il n'est
pas parfait, s'approche au plus près de l'auto que nos doux rêveurs
voulaient voir un jour trôner dans leur garage.
Au-delà du récit, ce livre est aussi un Carnet d'Atelier très concret
et très détaillé, qui permet presque à chacun - s'il le souhaite - de
construire demain sa propre Maserati «Birdcage».
François Chevalier, qui a conduit et côtoyé les plus belles
automobiles du monde, ne s'y est pas trompé.
Et même s'il a fait une critique sans complaisance de la voiture
fabriquée par nos amoureux fous de la «Birdcage» - critique que
pour l'honnêteté du débat nous avons voulu annexer à la suite du récit
proprement dit - ses appréciations autant que ses dessins originaux
sont un hommage direct au travail de nos constructeurs iconoclastes.
Mais outre son aspect Carnet d'Atelier , ce petit ouvrage se veut
aussi très polémiste sur la question sensible des répliques, reconstructions
et autres «sorties de grange» plus ou moins douteuses.
Et là encore, l'auteur-constructeur-avocat n'a pas la langue dans
sa poche.
Alain Bouldouyre, grand illustrateur et amoureux de l'automobile
ancienne, a lui aussi donné sa caution à ce travail : il signe pour
l'ouvrage, dessins et aquarelles originaux qui ponctuent et donnent
une respiration élégante aux indications techniques nombreuses que
l'on trouve dans l'ouvrage.
Mais peut-être le meilleur résumé de cette aventure singulière
se trouve-t'il dans une page d'un roman de Mark Twain, qui fait
dire à l'un de ses héros une phrase qui va comme un gant à nos
inattendus constructeurs «doux-dingues» :
«Ils ne savaient pas que c'était impossible, alors ils l'ont fait !»