Freaks, frac : tel est pris qui croyait prendre : Hong Il Hwa, peintures. and so was duped he who thought was duping : exposition, Cesson-Sévigné, Galerie Pictura, 22 mars-21 mai 2011

Dès le premier regard sur les images produites par le jeune
artiste coréen Ilwha Hong, il semble difficile d'ignorer que
ses femmes ont conscience d'être vues. Ces femmes de pub,
aux corps parfaitement irréels, d'une plastique de «News»
branchés, se métamorphosent alors en monstres capables
de mettre le doigt sur notre propre monstruosité morbide,
telles les chiens Actéons.
La maîtrise classique du médium peinture (apprise dans les
écoles d'art coréennes) emprunte au registre de l'imagerie
publicitaire l'idéal du corps retouché «Peintureshop»,
image virtuelle fabriquée pour vendre, du tracteur
aux cosmétiques, tous les objets de notre société de
consommation censés à l'origine alléger notre quotidien,
transformés progressivement en choses servant à combler
du vide, notre vide.
L'artiste démonte les artifices du désir à tel point que ses
«Elles», une fois transformées en «live» devant nos yeux
acquièrent le statut de «Freaks» du cirque Tetrallini.