Droits des élus d'opposition

Le mode de scrutin des élections municipales
assure la représentation des
minorités au sein de l'assemblée délibérante
communale.
Les minorités constituent l'opposition,
c'est-à-dire les conseillers qui n'appartiennent
pas à la majorité et bénéficient, comme l'ensemble
des conseillers, de devoirs inscrits dans les lois et règlements
qui régissent le fonctionnement des assemblées.
Mais les conseillers d'oppositions bénéficient aussi de droits
reconnus et codifiés qui leur permettent, à l'occasion de l'exercice
de leur mandat, d'émettre des propositions, d'amender les
projets de la majorité, de s'exprimer sur les supports de communication
de la collectivité, d'intervenir en séance du conseil et,
enfin, de contester la légalité des délibérations adoptées par la
majorité.
Ces droits sont parfois méconnus, et la majorité, si elle doit
en assurer l'application, n'a pas vocation à les rappeler à l'opposition
lorsqu'ils peuvent être mis en oeuvre.
Aussi cet ouvrage a-t-il pour objet d'exposer ces règles qui
garantissent aux conseillers municipaux n'appartenant pas à la
majorité l'exercice démocratique des fonctions qui leur sont
dévolues par les électeurs qui n'ont pas voté pour l'équipe
majoritaire.