Mondialisation et recomposition du capital des entreprises européennes : rapport du groupe de travail

Au cours de la dernière décennie , la part des non-résidents dans le capital
des sociétés françaises a augmenté de façon sensible, et ce phénomène a été
observé dans la plupart des autres pays européens. Le marché européen est
devenu l'espace de référence pour les entreprises françaises. En même temps,
les grandes entreprises françaises ont fortement investi aux États-Unis et en Asie,
en finançant de plus en plus leur expansion avec des capitaux provenant d'investisseurs
étrangers, soit par échange d'actions, soit par émission d'obligations
privées.
Le groupe de travail «Mondialisation et recomposition du capital des entreprises
européennes» du Plan avait pour mandat de dresser un état des lieux de ces
phénomènes, d'examiner dans quelle mesure la restructuration des sociétés
s'opère sur des bases européennes et conduit à la constitution de groupes ayant
un ancrage en Europe. Le groupe devait également évaluer les potentialités du
pôle européen dans la mondialisation et identifier les obstacles à la consolidation
de ce pôle. Trois interrogations sous-tendent principalement les travaux du groupe
«Mondialisation et recomposition du capital des entreprises européennes» : faut-il
s'inquiéter de l'importance prise par les capitaux étrangers dans les entreprises
françaises ? dans quelle mesure l'émergence de groupes européens offre-t-elle
une alternative à cette pénétration étrangère ? le cas échéant, quelles sont les
mesures susceptibles de consolider ce pôle européen ? Sans être exhaustif, le
rapport apporte quelques éclairages et des réponses.