Les lazaristes en Perse : jusqu'à l'assassinat de Jacques-Emile Sontag en 1918

Les lazarsistes en Perse
En s'appuyant sur des lettres consultées dans les archives de la Congrégation de la Mission, adressées depuis la Perse au Supérieur général à Paris, l'auteur retrace les événements qui marqueront l'histoire de la mission en Perse depuis le milieu du XIX<sup>e</sup> siècle jusqu'à la Fin de la Première Guerre mondiale. Il montre, dans la région d'Ourmiah au nord-ouest de l'Iran où sont concentrées des populations nestoriennes, les rivalités des lazaristes avec d'autres missions : protestante américaine, anglicane, orthodoxe russe. Il met en évidence également les discordes entre les clergés catholique et chaldéen et entre les lazaristes eux-mêmes. Sans doute fruits de ces désaccords, des caractères puissants apparaissent. À l'approche de la guerre, leurs ardeurs seront Freinées par un manque de soutien de l'État, mais aussi, jugent-ils, par un manque de soutien de Rome et surtout par des impératifs politiques d'alliance.
Jacques-Émile Sontag, supérieur de la mission, archevêque d'Ispahan mais résidant à Ourmiah, apparaît comme une voix d'apaisement. Embarqué dans la tourmente, il refuse de quitter son église et sera assassiné le 31 juillet 1918. La découverte de cette singulière personnalité à Dinsheim-sur-Bruche en Alsace a incité l'auteur à mettre en rapport deux univers à une époque particulièrement troublée.