Les naufragés du lagon

Les naufragés du lagon
« C'est une population qu'on a amputée de son horizon, à laquelle on a enlevée toute vision, que ce soit dans le temps ou dans l'espace. Ne regardez que dans votre assiette, votez et taisez-vous ! Voilà ce que leur inculquent nos élus..." explique Ali Hafidou, un membre du collectif mahorais Suluhu ("réconciliation"). Peau comorienne, masques français..., le "Mahorais" se veut désormais "autochtone" : un vrai "Français de souche", pas un de ces étrangers qui débarquent en kwassa de l'île lointaine d'Anjouan, à... 70 km. »
Dénétem Touam Bona, « Mayotte : peau comorienne, masque français »
Native des Comores, Taslia Ali a passé de nombreuses années en France à la recherche de ce que voulait dire être « franco-comorien ». Elle a décidé en janvier 2019 de se rendre à Mayotte pour comprendre le processus migratoire dans l'archipel des Comores. Prendre connaissance des trajectoires de chacun, saisir l'histoire ancestrale reliant ces 4 petites îles, étudier la réalité se cachant derrière les termes froids de « immigration clandestine » ; tel était l'objectif d'un tel voyage, en plus d'une quête personnelle.