Les frontières de l'Empire romain : 1er siècle avant J.-C.-5e siècle après J.-C.

Pendant des siècles, Rome n'a pas établi de fortifications le long de
ses territoires puisque la conquête du monde lui était promise et que
la force de ses légions suffisait à la protéger. Mais peu après la mort
d'Auguste (14 ap. J.-C.), l'extension de l'Empire était devenue telle qu'il
fallut songer à défendre ses limites. Commencèrent alors à se dessiner
des frontières, qui pouvaient se matérialiser de façons différentes
selon la géographie des pays concernés : le long d'un fleuve, à travers
le désert, sur les rivages de la mer, ou, de manière plus spectaculaire
encore, à l'aide d'une barrière continue comme le mur d'Hadrien, au
nord de l'Angleterre ou le limes de Germanie supérieure, en Allemagne.
Au cours du temps, selon l'évolution des menaces, les systèmes
défensifs se renforcèrent et devinrent de plus en plus sophistiqués. Au
troisième siècle, les nombreuses attaques subies de toute part firent
de la défense des frontières une priorité pour les empereurs, qui n'hésitaient
plus à entreprendre de grands travaux - murailles, lignes de
forts - pour assurer la sécurité des territoires qu'ils administraient.
En mobilisant les connaissances archéologiques les plus récentes
sur les différents pays d'Europe, du Proche-Orient et d'Afrique du Nord,
Michel Reddé nous révèle les politiques mises en oeuvre, leur application
architecturale et la gestion des forces qui protégèrent le monde
antique pendant plus de cinq siècles.