Hegel et l'Afrique : thèses, critiques et dépassements

«...Et ce ne serait donc peut-être pas seulement une particularité
de la vie intellectuelle africaine, un complexe
africain en somme, qui justifierait l'actualité d'une critique
de la philosophie hégélienne de l'histoire, mais bien aussi
les avatars inavoués, impensés ou simplement inconscients,
de cette philosophie dans la conscience philosophique
occidentale la plus contemporaine. Tout ceci
contribue à expliquer en quoi le livre de Benoît Okolo
correspond à une nécessité. Avec une vision d'ensemble et
une conscience claire des enjeux - ce dont il nous avait
déjà montré l'exemple dans son livre Pour une philosophie
de la culture et du développement , Kinshasa, Presses
Universitaires du Zaïre, 1986 -, l'auteur nous expose la
problématique et suggère les voies d'une résolution. Entre
d'un côté le rejet absolu de l'hégélianisme et le refuge
dans l'ethnophilosophie et d'un autre côté la négation de
soi et l'adoption inquestionnée du discours hégélien, il y a
une troisième voie qui est d'assumer Hegel de manière
critique, de voir en quoi il représente l'ombre de la domination
de l'homme par l'homme et par quels moyens l'affranchissement
raisonné peut avoir lieu...»
(Bernard Stevens)