La destruction du Palais d'été : journal d'un interprète en Chine, Pékin 1860

Les 7 et 8 octobre 1860, le fabuleux Palais d'Été qui se trouvait
à Pékin, est pillé par les Français et les Anglais au terme d'une
expédition militaire destinée à ouvrir la Chine au commerce
occidental. Cette campagne, décidée par Napoléon III, sera
suivie, dix jours plus tard, dans des conditions mal élucidées et
que le livre s'efforce d'éclairer, d'un incendie et d'un pillage de
toutes les oeuvres inestimables, en représailles aux tortures des
prisonniers occidentaux, otages des chinois.
Cet épisode, qui n'est pas à l'honneur des occidentaux, restera
une tare dans les relations entre la Chine et l'Occident. C'est
aussi une perte immense et irréparable d'un chef-d'oeuvre de
l'humanité qui abritait une extraordinaire collection d'oeuvres
d'art et une inestimable bibliothèque (l'équivalent de Versailles,
du Louvre et de la Bibliothèque nationale).
C'est le premier récit de cet épisode que nous publions, écrit
avec beaucoup de talent et d'élégance, par un des officiers
participant à cette opération, le Comte d'Hérisson. Il s'appelait
«Journal d'un interprète en Chine» , car c'était la fonction
exercée par cet auteur, qui était militaire à l'époque. C'est à
partir de ce texte unique et de très grande qualité, que beaucoup
d'écrivains se sont penchés sur cet épisode douloureux que
les occidentaux ont eu du mal à se faire pardonner. Le Comte
d'Hérisson, très jeune à cette époque, deviendra à la fois un
très grand officier et un brillant diplomate. Il a écrit d'autres
excellents ouvrages également introuvables, au même titre que
ce récit sur le sac du Palais d'Été, publié au début de la IIIe
république sous le titre «Journal d'un interprète en Chine».