La Normandie : de l'Occupation à la libération, 1940-1944

Chaque mini-guide permet au lecteur de partir à la découverte
de l'histoire de son terroir, de la diversité de son patrimoine...
et au voyageur d'associer le fracas de l'Histoire
à la richesse des sites.
À la fin de chaque mini-guide, des informations pratiques indiquent
les itinéraires des champs de bataille, les vestiges, monuments,
lieux de mémoire et musées à visiter.
Normandie
de l'Occupation à la Libération
Le rôle de la Normandie dans la dernière
guerre n'est généralement évoqué que par
le biais du Débarquement et des combats
de la Libération. La vie quotidienne de sa population l'est moins
souvent : majoritairement rurale, celle-ci a au premier plan
de ses préoccupations les problèmes liés à l'activité agricole,
au ravitaillement, au transport, à ses prisonniers de guerre.
Le littoral classé «zone interdite» fait entrer nombre d'habitants
dans l'ère du «black out». L'édification du Mur de l'Atlantique
provoque des raids particulièrement destructeurs de l'aviation
anglo-américaine et nombre de villes, parmi les plus riches
du patrimoine français, sont défigurées à jamais, faisant
de la Normandie la province la plus sinistrée de France.
La vie dans les caves devient une habitude pour de nombreuses
personnes. La couverture forestière, pauvre à l'exception
de l'Orne, ne permet à la Résistance que la réalisation d'actes
isolés. Cependant, quelques maquis d'importance émergent,
dont le plus grand et le plus célèbre est «Surcouf», dans l'Eure.