Petite philosophie pour le loup et l'agneau

Le monde a toujours été le théâtre de deux conceptions
opposées de l'humanité. D'un côté, les partisans
de la justice et de l'équité. De l'autre, les adeptes de la
puissance, de l'égoïsme et leurs préoccupations hédonistes.
Dans la fable de La Fontaine, les premiers, idéalistes, sont
les agneaux, alors que les seconds, pragmatiques, agissent
comme des loups. Mais la raison du plus fort est-elle
toujours la meilleure ? Et doit-elle toujours triompher ?
À notre époque où le «chacun pour soi» semble l'emporter,
une partie de l'humanité s'est mise à faire vivre ses idéaux
sociaux et économiques. Une troisième voie a émergé pour
dépasser le clivage entre idéalisme et cynisme. Elle s'exprime
dans une série de concepts nouveaux : développement
durable, protection de l'environnement, commerce équitable,
finance éthique...
C'est cette voie que décrit et encourage cet essai, à la fois
critique et porteur d'espoir. L'auteur s'efforce de définir
un terrain d'entente entre ceux qui vivent dans un idéalisme
naïf et ceux qui disent «après moi, le déluge».
Il s'agit non pas tant de rompre avec le capitalisme
que de le réaménager, le réorienter.