L'allée des catalpas

D'un geste un peu théâtral, il lui montrait les champs qui
s'étendaient à l'infini...
Le blé ! Le blé est notre seule richesse, notre seule raison
d'exister, notre seul maître. Il n'est pas une heure dans l'année
sans que le colon y pense. Il prie en interrogeant son baromètre,
il scrute le ciel dès le lever du jour dans l'espoir d'une pluie
bienfaisante ou d'un soleil générateur. Il vit dans la crainte
du gel, de la grêle, du feu, du sirocco, du pillage et de mille
autres calamités. Dès les premiers épis formés, il les soupèse,
il en compte les grains...
Des futaies giboyeuses de l'Artois aux champs de blé
des hauts plateaux du Constantinois, L'Allée des catalpas
nous entraîne dans une histoire au long cours, romanesque,
au souffle profond, au style solide et efficace comme il s'en
écrivait jadis.
Dans des contrées alors inconnues où régnaient encore
lions, panthères et hyènes, des hommes et des femmes venus
d'outre mer vécurent, en butte aux pillards, à la solitude et aux
maladies.
Au long de cette saga, le lecteur partagera avec ces
pionniers des temps héroïques à jamais révolus.