L'alphabet du feu : petites études sur la langue

Ce nouvel essai de Silvia Baron Supervielle nous plonge au coeur même
de la création littéraire. Tout en poursuivant la réflexion esquissée dans
ses précédents livres, notamment La ligne et l'ombre ou Le pays de l'écriture ,
l'auteur nous offre ici des pages magnifiques sur son cheminement
intérieur, et sur ce que représente l'expérience de la création pour elle.
Nourri de son parcours personnel - évoqué avec beaucoup de pudeur -,
enrichi de réflexions sur la question de l'appartenance - à une terre, à
un fleuve, à une langue ? - et ponctué de digressions sur d'autres écrivains,
tels que Borges, Beckett ou Nabokov, son essai développe une
poétique très personnelle, empreinte de mysticisme.
Mais c'est bien la question de la langue qui est au centre de L'alphabet
du feu. Pour Silvia Baron Supervielle, poète et essayiste d'expression
française, née en Argentine dans une famille apparentée à Jules
Supervielle, la quête d'une langue est aussi, toujours, la tentative de
saisir son moi le plus secret. En déroulant ce fil rouge très personnel, elle
propose une méditation passionnante et renvoie chacun à la question de
son propre rapport à la littérature et à la poésie.