Ralentissements, résistances et ruptures dans les transitions démographiques : actes de la Chaire Quetelet 2010, Louvain-la-Neuve

Tous les pays du monde sont aujourd'hui engagés dans un vaste mouvement de transition
démographique, qui modifie tant la dynamique de leur population (déclin de la fécondité, recul de
la mortalité) que leurs structures (vieillissement notamment). Une fois amorcés, les processus qui
caractérisent la transition démographique ont souvent été perçus ou présentés comme irréversibles,
sans à-coups, universels sur le plan géographique ou social, avec l'hypothèse d'une convergence
globale vers de faibles niveaux de fécondité, de mortalité et de croissance. Bien des pays ont suivi
dans le passé ou suivent aujourd'hui un chemin assez classique. Mais d'autres ont connu une
histoire plus mouvementée : des résistances profondes au changement, des ralentissements dans
les progrès en matière de fécondité, de nuptialité ou de mortalité, parfois même des retournements
de tendances plus ou moins brutaux et durables.
C'est à l'analyse de ces irrégularités et des résistances aux transitions classiques qu'a été consacrée
la Chaire Quetelet de 2010. Elle a réuni près de 130 chercheurs, démographes, statisticiens ou
sociologues. Cet ouvrage rassemble treize des trente-neuf communications qui y furent présentés.
Les quatre premiers chapitres concernent les stagnations ou ralentissements du recul de la
fécondité dans des pays du Sud, les trois suivants des questions de fécondité propres aux pays du
Nord ; deux sont ensuite consacrés à la nuptialité ; les quatre derniers se centrent sur la mortalité et
la santé.