Cahiers du Musée de la batellerie (Les), n° 50. La reconstruction et le renouvellement du parc fluvial français en images (histoire de la SRPF) : 1945-1972

La Reconstruction et la
modernisation de la
flotte intérieure au
lendemain de la Seconde
Guerre mondiale
Les pertes représentent
20 % du parc en exploitation en 1938,
soit environ 2 200 unités.
La catégorie la plus touchée est celle des péniches de 38 m 50 en bois
(estimation des pertes : 1 420 unités), car la plupart des bateaux sinistrés
n'étaient pas réparables.
Or, il n'est pas question pour les autorités de reconstruire des bateaux en
bois inadaptés aux techniques modernes de manutention. Ils supportent
mal les chargements et déchargements mécaniques brutaux...
La naissance de la SRPF
Comment financer la reconstruction de la flotte ?
En standardisant et normalisant les types de bateaux et en élaborant des
programmes de constructions en série, les ingénieurs de l'ONN ont fait le
maximum pour réduire les coûts. Pourtant il faut se rendre à l'évidence : les
indemnités de dommages de guerre auxquelles ont droit les sinistrés ne
couvriront pas le montant des dépenses... Et après des années de guerre,
les mariniers artisans sont dans l'incapacité de payer la différence.
À la fin de l'année 1945, la création d'une société professionnelle des
sinistrés de la batellerie est à l'étude.
La Société est constituée officiellement le 20 décembre 1946 sous la
dénomination de "Société pour la Reconstruction et le Renouvellement du
Parc Fluvial" (SRPF).
Avec plus de 2 000 unités construites sous sa responsabilité, la SRPF a été
un acteur essentiel de l'évolution de la batellerie.