L'école pour apprendre

Ce qui légitime l'école, c'est d'abord
la fonction essentielle qu'elle assure dans
la transmission des savoirs. Dans cet
ouvrage, l'auteur examine comment la
mettre au premier plan et quelles sont les
conditions à remplir pour atteindre un tel
objectif. Ce faisant, il en profite pour
répondre à certains débats d'aujourd'hui
ressassant un soi-disant «âge d'or
perdu» des savoirs scolaires.
L'avancée des recherches en didactique
permet désormais de proposer différents
axes à prendre en compte pour construire
des séquences d'enseignement efficaces.
L'auteur en décrit les phases essentielles,
en illustrant chacune d'exemples :
- l'identification des représentations
des élèves et, plus généralement, de leurs
modes de raisonnement afin d'être en
mesure de les transformer. On oublie trop
que l'apprentissage s'effectue toujours
contre ce qu'on sait déjà ;
- la désignation, ensuite, d'obstacles
vraiment franchissables, c'est-à-dire qui
correspondent à un écart optimum (significatif
mais raisonnable) entre point de
départ et point d'arrivée didactique. Les
activités scolaires oscillent souvent entre
des moments trop faciles et des moments
trop difficiles, ce qui revient, de façon
symétrique, à ne rien apprendre ;
- la vérification de l'adéquation du
dispositif d'apprentissage avec l'obstacle
à franchir, pour éviter les désillusions ;
- la différenciation des cheminements
en fonction de la diversité des styles personnels
d'apprentissage.
Par touches successives, grâce à une
construction en courts chapitres, l'auteur
propose un modèle pour analyser et pour
construire des dispositifs didactiques
efficaces, modèle qui pourra servir de
référence à des enseignants, comme à
des formateurs.
Mettre au premier plan les savoirs d'une
façon professionnelle, tel est l'un des principaux
défis de l'éducation et de la formation
aujourd'hui. C'est précisément ce défi
que Jean-Pierre Astolfi tente de relever à
travers cet ouvrage.