Pièces et documents officiels pour servir à l'histoire de la Terreur à Nîmes et dans le département du Gard : l'an II de la République française, une et indivisible

Le bourreau.
En 1793, et 1794
A la pendaison et au supplice de la roue, succéda la mise en action de la machine, non pas inventée, mais perfectionnée par le docteur Guillotin.
Elle fonctionna à Nimes pour la première fois vers la fin du mois de septembre 1792. A cette date, le tribunal criminel du Gard, président Vigier, condamna à mort un nommé Joseph Suplit , convaincu d'assassinat sur la personne de sa femme.
Dans les départements du Gard, de l'Hérault, de la Lozère, de Vaucluse et dès les derniers mois de 1793, les condamnations à mort pour faits politiques se succédaient avec rapidité. Une correspondance assez active s'engagea entre les agents de l'autorité supérieure et, parfois, avec les exécuteurs.
Victor, exécuteur à Nimes des jugements criminels, s'était démis de ses fonctions et vivait dans la retraite. Sur une liste de gens suspects, trouvée en 1794, dans les papiers de Courbis, on lit : Vilor, ensien exgécutur, rische, aristocrate, contre révolucionère. En vérité, c'était lui faire beaucoup d'honneur.
Pour le service des quatre départements, il paraît qu'il n'y avait qu'un seul bourreau et une seule machine ; aussi l'homme et la chose étaient-ils parfois attendus avec impatience et réclamés avec l'instance la plus vive.