Hôpital Pompidou, une rumeur maligne ?

Mieux soigner, mieux accueillir les patients dans un hôpital
européen symbole renouvelé de l'expression de la solidarité
collective.
Des malédictions perturbèrent le programme. D'abord
la lenteur des décisions opérationnelles. L'architecte
Aymeric Zublena fut choisi en 1983 par le gouvernement
de Pierre Mauroy. Le 21 décembre 2000, Jacques Chirac
devenu président de la République, inaugurait l'un des
hôpitaux phares d'Europe.
Le vaisseau, aujourd'hui stabilisé, connut une série
de dysfonctionnements. Mais surtout, plusieurs cas de
légionellose le rendirent un temps suspect aux yeux
de l'opinion.
Louis Omnès, spécialiste de la santé publique, pilote
final du projet in vitro , puis aux commandes effectives
de «Pompidou» pendant trois ans, témoigne ici d'un
enfantement dans l'enthousiasme et la douleur. Un récit
orienté par ce propos du professeur Sicard, président
du comité national d'Ethique : « Les soignants sont
peut-être les derniers dépositaires d'un vrai refus
d'indifférence. »
Un bilan perspective très attendu en Europe, et
même outre-Atlantique, où les responsables de la santé
travaillent sur les concepts de l'hôpital du futur.