Ecologie ou gauchisme... il faut choisir !

Mai 2012 : François Hollande élu, les écologistes font leur entrée
au gouvernement avec Cécile Duflot et Pascal Canfin. Dans la
foulée, dix-huit députés de leur formation constituent le premier
groupe écologiste de l'histoire de l'Assemblée nationale. Mars 2014 :
récusant la nomination de Manuel Valls, les deux ministres Verts
rendent leur portefeuille, avec l'aval du parti.
François de Rugy n'est pas d'accord avec cette démission en bloc.
«À s'enfermer dans des postures toujours négatives, à emboîter le
pas à la gauche de la gauche, l'écologie politique dévoie son ADN et
va dans le mur», lance-t-il aujourd'hui à ses camarades. Convaincu
qu'une majorité qui n'inscrit pas l'écologie au coeur de son action
se condamne à la défaite, il souligne en outre la responsabilité des
socialistes.
À quoi servent les Verts ? Sont-ils plus utiles à l'intérieur ou hors
du gouvernement ? Des compromis sont-ils encore possibles avec
les socialistes ? L'ambition politique a-t-elle eu raison de l'idéal
écologique ? Questions qui fâchent, posées par l'auteur dans ce
plaidoyer pour une écologie réformiste qui s'assume sans complexe.