Ah, ces Alsaciens ! : roman autobiographique

Est-il facile d'être alsacien au du XXI<sup>ème</sup> siècle ? L'Alsace
ne perd-elle pas, petit à petit, sa véritable identité ?
Il est indéniable que les cigognes que l'on trouve sur les
étals à touristes viennent par milliers de Chine. Elles ont
les ailes bien pendantes et des becs d'un autre continent.
Les objets traditionnels, costumes, meubles, outils, ont
été déposés au musée Alsacien de Strasbourg depuis près
de cent ans et rares sont ceux qui en enlèvent la poussière
qui s'y amasse en pensant une seconde à leurs ancêtres
qui les ont utilisés.
Quant à parler le dialecte alsacien comme le "Schnawel
uns gewachse esch" - comme le bec nous a poussé - cela
ne devient-il pas tout doucement un exercice de style ? Bien
heureux, ceux qui par le théâtre, la littérature et le cabaret
défendent encore la culture alsacienne.
Les Kumpels de papi, Luui, Uschéne, Robes et les autres
ont été les acteurs de ce monde en pleine mutation. Ils ont
cependant su garder leurs racines et leurs traditions tout
en cultivant un certain art de vivre.