Les enfants de la patrie. Vol. 2. La tranchée : suite romanesque

Septembre 1914 : Léon est mort au front. Il laisse une épouse,
une mère, désormais seule pour diriger l'exploitation agricole
de l'Allier, et trois frères frappés par l'injustice de son sort.
À l'arrière, on veut encore croire à une guerre éclair. Au front,
l'heure n'est plus à la victoire en chantant. Les classes 16 ont
été levées, des jeunes de dix-neuf ans prennent les armes.
Raymond, le benjamin des fils Aumoine, est du lot. À
Verdun, cette forte tête se révèle un as du téléphone de
campagne, indispensable pour la coordination des fronts
au sol et dans les airs. Julien, l'artilleur, passe le sombre
hiver 1915 dans le Soissonnais, s'épuisant en offensives et
contre-offensives. Jean, accablé par la disparition de Clelia,
la belle aristocrate allemande qui l'aida à s'évader des prisons
ennemies, se porte volontaire pour les missions d'espionnage
les plus dangereuses dans les cavernes de l'Aisne.
C'est parce qu'il les aime, ces braves et humbles poilus,
sacrifiés du champ d'honneur, que Pierre Miquel leur
redonne vie. Et rompu à l'art du récit, il livre des pans
secrets de cette funeste épopée - commerce de femmes,
évacuation de populations indésirables, dénonciations.
Sombre répétition de tragédies à venir.