Voyage en Orient (1849-1851) : Egypte-Liban, Palestine, Rhodes, Asie mineure, Constantinople, Grèce, Italie

Le thème de l'Orient obsède Flaubert depuis sa jeunesse. On le
trouve dès ses premières oeuvres. C'est grâce à son ami Maxime
Du Camp qu'il fait le grand voyage de sa vie (1849-1851). Rien
de commun avec les voyages d'aujourd'hui : la croisière sur le Nil
dure quatre mois et demi. Après six mois de préparatifs, les deux
amis se rendent en Égypte, en Syrie-Palestine, et reviennent par
la Grèce et l'Italie.
Flaubert affirme «regarder sans songer à aucun livre», parce
que, «quand on voit les choses dans un but, on ne voit qu'un
côté des choses». Et pourtant, ce texte est un bel exemple de
l'art de voir et de l'art d'écrire de Flaubert. Il ne cesse de penser
à la peinture, à la couleur, au rendu de l'impression. Et il est
lui-même un des éléments pittoresques de ses tableaux, bon vivant,
jouisseur, ne se prenant pas au sérieux, mélancolique aussi,
amer parfois.