Les loups du ciel : mythologie et religion des Cheyennes

Ce livre traite de l'arrivée et de l'histoire des premiers Tsistsistas ou Cheyennes dans les Plaines. Tsistsistas est le nom que les Cheyennes utilisent pour se définir comme un peuple différent des autres, héritier d'une tradition culturelle unique.
L'auteur se consacre pour une grande part à l'étude de l'époque transitoire où se formèrent les Tsistsistas à partir d'une population antérieure, à savoir les proto-Tsistsistas. Toute une littérature affirme en effet que les structures tribales des Cheyennes ne datent que du XVIII<sup>e</sup> siècle, soit un peu plus de cent ans avant leur enfermement dans les réserves. Ces perspectives historiques avancées dénient aux Cheyennes une profondeur et une continuité culturelle comparables à celles des Nations-Etats.
La question de savoir ce qu'était la culture des Cheyennes avant 1700 n'a jamais été sérieusement soulevée. La littérature ethnographique les voit encore comme un ramassis de bandes surgies de nulle part, qui ne formaient pas encore un peuple, n'atteignaient pas une unité ethnique et ne développaient une culture adaptée aux Plaines qu'en rassemblant progressivement des éléments empruntés à d'autres tribus.
L'ouvrage, outre la reconstitution qu'il offre de la cérémonie du Massaum, situe également la conception du monde des Cheyennes dans le contexte de la pensée algonquienne et retrace l'histoire de ce groupe depuis sa présence en Amérique du Nord. Sujet inédit en langue française, ce livre n'aurait pu voir le jour sans l'engagement de son auteur dans l'action anthropologique active à l'Ecole de Chïcago de 1969 à aujourd'hui. Par ailleurs, Edward Red Hat, Gardien des Flèches Sacrées des Cheyennes, ne cessa d'instruire l'auteur sur la religion de son peuple.