De la contestation en Amérique : approche socio-politique et contre-culturelle des sixties

Les années 1960 aux États-Unis furent une
décennie contestataire marquée par l'émergence
de nombreux mouvements de transformation
sociale sur la scène politique. Les principaux
d'entre eux furent les suivants : le Mouvement pour
les Droits Civiques, terme générique qui désigne
des organisations comme CORE, SCLC, SNCC,
BPP, les mouvements féministes du Women's
Liberation Movement, comme NOW, WITCH,
SCUM, le Gay Movement avec le GLF ou la GAA,
les mouvements étudiants comme le SDS ou le
FSM, les principaux mouvements des minorités
ethniques, comme les Indiens avec le NIYC,
l'AIM, les Mexicains-Américains du Sud-Ouest, les
Chicanos, avec l'UFWOC, l'UFWU, l'UMAS, la MAC
et les Portoricains du YLP. Tous ces mouvements
appartenaient à ce qui fut plus communément
appelé le «Movement» ou la Nouvelle Gauche
américaine. Cette dernière occupa la scène
politique américaine pendant cette décennie,
s'efforçant, dans un premier temps, de réformer
la société, essentiellement de 1960 à 1965, avant
de passer à une phase révolutionnaire (qui dura
jusqu'au début des années 1970) lorsqu'elle
se rendit compte que ses actions directes non
violentes obtenaient peu de résultats concrets
et qu'elles égratignaient relativement peu le
bipartisme à l'américaine.