La propriété, la terre, les communs : essai d'histoire environnementale de la pensée juridique

Comment comprendre les phénomènes contemporains d'épuisement des ressources et d'accès à certains biens vitaux ? Comment expliquer l'apparente impuissance du droit de l'environnement ? L'ouvrage apporte des réponses à partir d'une histoire environnementale de la pensée juridique qui trace dans cette dernière les formes de subsistance, les enjeux de territorialité et de connaissance écologique. Démarche novatrice qui redonne à l'histoire de la pensée sa dimension matérielle et permet de réinterroger un large spectre de thématiques : « prises de terre », précapitalisme agraire, communaux, fermage, droits d'usage sur les forêts, pollutions industrielles et servitudes. Dans ce qui est au tond une approche « égocentrique », l'ouvrage propose de relire la pensée juridique au prisme de la terre, acceptant ainsi de remettre sur le métier la philosophie de la propriété moderne en explorant les rapports du droit à la terre, à l'environnement, à la nature, aux enjeux de liberté et d'abondance.