La robe : une histoire culturelle : du Moyen Age à aujourd'hui

La robe : une histoire culturelle : du Moyen Age à aujourd'hui

La robe : une histoire culturelle : du Moyen Age à aujourd'hui
Éditeur: Seuil
2017214 pagesISBN 9782021354416
Langue : Français

Dans cet ouvrage, où une large place est laissée à l'iconographie (peintures, gravures, photographies), Georges Vigarello

s'attache à montrer comment l'évolution de la robe est intiment liée au contexte social et culturel de chaque époque.

Ainsi, du Moyen Age à aujourd'hui, il retrace cette histoire faite de ruptures et de révolutions, pour mettre en lumière combien les profils et les modes suggèrent une sensibilité culturelle, épousent une vision du monde, incarnent l'évolution des moeurs. Car l'apparence de la femme traduit bien souvent ce qui est attendu d'elle, d'où l'enjeu d'une histoire des robes.

Découpé en six grandes parties, l'ouvrage remonte d'abord au XIII<sup>e</sup> siècle avec les premiers bustes lacés, pour ensuite s'attarder au XVI<sup>e</sup>, mais surtout aux XVII<sup>e</sup> et XVIII<sup>e</sup> siècles, durant lesquels la géométrie des lignes et des silhouettes ne va faire que s'accentuer : le buste est

corseté, la ceinture étranglée et le bas du corps entièrement noyé dans les plis. La femme est avant tout un « décor » et cet artifice est conçu en priorité pour la pose, non pour l'activité. Mais l'époque des Lumières en fera la critique, amplifiée par la Révolution française.

La nouvelle « citoyenne » gagne en droits et en liberté, et son vêtement doit en témoigner. Pourtant, le premier quart du XIX<sup>e</sup> siècle s'attache à restaurer pour un temps ces formes et dépendances passées : c'est alors l'apogée de la crinoline, avant qu'elle-même ne s'efface au profit du fourreau au début du XX<sup>e</sup> siècle, tandis que la robe se fait plus collante, dévoilant davantage le bas du corps. Puis le XX<sup>e</sup>

marque l'élancement : la ligne se redessine et la rupture s'opère sur l'ensemble de la silhouette. Les formes s'installent, plus

onduleuses. La mode « garçonne » des années 1930 marque de façon décisive l'affirmation d'un corps mobile. De même, à travers les bouleversements contemporains, triomphe une liberté assumée : la minijupe, le legging, le pantalon sont autant de repères forts, à partir desquels la robe est révolutionnée.

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