Au feu les hérétiques ! : une histoire des hérésies en France au Moyen Age

L'image est connue : ces cathares «hérétiques», livrés aux flammes des bûchers,
à Béziers (1209), Lavaur (1211) puis Montségur surtout, en 1244, qui vit disparaître
tant de croyants et dignitaires de l'Église des «bons hommes»...
Les cathares ont certes prospéré en Languedoc, aux XII<sup>e</sup> et XIII<sup>e</sup> siècles, mais qui
se souvient aujourd'hui des vaudois s'établissant en Provence ou en Quercy à la
même époque ?
À l'origine, il y a la naissance des dogmes de l'Église catholique et tout particulièrement
celui de la Trinité : un Dieu unique en trois personnes distinctes et égales,
le Père, le Fils et le Saint-Esprit. Dès les premiers siècles, «l'hérésie d'Arius»,
affirmant la supériorité du Père sur le Fils, est vivement combattue. Les conciles
se réunissent pour préciser les dogmes et condamner les hérétiques.
À partir de l'an mil, la contestation grandit contre l'Église de Rome : nombre de
communautés et groupes dissidents réclament un retour à l'Église primitive et à
l'Évangile. La réponse sera sans appel : l'Inquisition, née en 1231, les poursuivra
sans relâche jusqu'à la fin du Moyen Âge.