Frankly speaking : chroniques de jazz, de 1944 à 2004

La rencontre de Frank Ténot et du jazz se fit très tôt, quand il n'était encore
qu'un adolescent ; par la radio d'abord, puis le disque, et par les concerts, les
jam-sessions et les rencontres que proposait le Hot Club de Bordeaux où il
s'inscrivit dès 1941.
Radio et presse écrite lui permettent alors de faire ses premiers pas dans le
journalisme, consacrés bien évidemment... au jazz. De Panurge , hebdomadaire
bordelais né à la Libération, à Jazz Hot à Paris, il n'y avait qu'un grand pas qu'il
allait bientôt franchir, rejoignant l'équipe de Charles Delaunay, avec Boris Vian
et Lucien Malson entre autres. C'est là qu'il suit l'actualité du jazz, par ses critiques
de disques, ses reportages et ses chroniques. C'est là aussi, comme
secrétaire de rédaction, qu'il fait ses premières armes dans l'organisation d'un
magazine.
Presse et radio resteront par la suite ses domaines d'élection, avec toujours le
jazz comme passion, le conduisant de l'émission quotidienne «Pour ceux qui
aiment le jazz» à Jazz Magazine , et de Jazz Magazine à l'organisation de
concerts et à la direction artistique de labels de disques... construisant bientôt
avec son ami Daniel Filipacchi le groupe de presse que l'on connait.
Toute sa vie, il fut un formidable propagandiste qui sut faire partager à des
dizaines de milliers de lecteurs et d'auditeurs son amour du jazz.
Les chroniques réunies dans ce livre, de Panurge en 1944 à son dernier
«Frankly speaking» dans Jazz Magazine en janvier 2004, témoignent de la
place privilégiée qu'occupa Frank Ténot dans l'histoire du jazz, du regard
exceptionnel qu'il porta sur la musique et les musiciens. Un regard, une attitude
dont il ne se départit jamais, faits de curiosité, d'intérêt, d'amour, d'humour,
de connivence, en un mot, d'intelligence avec le jazz.