Main basse sur l'argent des pauvres : merci aux Remitt@nces

Les Remitt@nces - néologisme créé par Emmanuel Argo à partir du mot
français rémittences -, transferts d'argent effectués, depuis leur exil, par
les représentants des différentes diasporas de l'immigration en direction
de leurs proches demeurés sur le sol natal, constituent une ressource
majeure pour un grand nombre de pays pauvres, mais aussi une source de
commissions exorbitantes pour les opérateurs de ces transferts financiers.
Ces derniers ont prélevé leur dîme, parfois fort élevée, sur 444 milliards
de dollars US en 2011, selon des sources officielles. Malgré la crise
économique internationale, le montant total des sommes qui circulent
s'élèverait à 1 150 milliards de dollars US, en tenant compte des transferts
informels.
Ainsi, l'argent des pauvres des pays pauvres continue d'intéresser
et d'enrichir les riches des pays riches. L'auteur fustige à ce propos
l'hypocrisie de certaines banques occidentales qui, sans mépriser cette
manne financière, ne souhaitent pas pour autant la fréquentation de leurs
agences par des rémittents trop «visibles» au milieu de leur clientèle
traditionnelle. Il entend attirer l'attention des membres du G20 ainsi que
celle de différentes autorités morales sur l'apport positif des Remitt@nces
dans le cadre de la crise économique actuelle, et les encourager à proposer
des solutions concrètes et adaptées : stabilité des coûts des céréales de
première nécessité dans différentes zones géographiques touchées par
la pauvreté, taxation des commissions excessives sur les transactions
pour créer un Fonds international d'aide aux rémittents, soutien au
développement de l'envoi des Remitt@nces à travers des opérateurs
téléphoniques.