La philosophie morale de Giordano Bruno : liberté et infini

La philosophie morale de Giordano Bruno
Liberté et infini
Fin du monde, rôle du savoir face aux religions instaurées, poursuite du bonheur et soif d'immortalité : tous ces phénomènes ne sont pas nouveaux en Occident. À l'aube de notre modernité, les débats faisaient rage pour se positionner sur la valeur de la liberté humaine.
On connaît de Giordano Bruno son funeste destin : brûlé par l'Inquisition après un procès de plusieurs années. Ses théories infinitistes et sa « défense » de l'héliocentrisme ont été saluées, à tort ou à raison, comme le signe d'un esprit moderne. Or sa philosophie morale n'est pas en reste.
La pensée pratique brunienne est la réponse à une période de troubles, à vrai dire très similaire à celle que nous vivons aujourd'hui, caractérisée par la montée des excès de toutes sortes - religieux, apocalyptiques -, des transformations sociales et culturelles tous azimuts et une « science » qui transforme le rapport de l'homme au monde et de l'homme avec lui-même. Comment vivre heureux dans un monde en rupture avec la tradition, et pour lequel le modèle de salut propre aux religions perd de sa vigueur ? Bruno y répond en montrant que le nouvel univers infini est un lieu fait pour le sage et pour le héros.