Gaïa : Homère aussi était aveugle

Gaïa, une vie de femme en pleine expansion.
Louisette Mure-Amalvy «ensorcelée par les
mots» déjà pliée à l'écriture poétique, sensible,
aborde le thème d'un voyage et d'un lent éveil
vers d'autres terres, d'autres aurores.
Si elle frôle le naufrage, sa plume s'ancre dans
le papier, son oeil navigue et tourbillonne. La
succession des images l'affole. Alors pour
capturer ces univers insolites, elle brosse une
série de tableaux colorés, contrastés, allant
jusqu'à l'exaspération de la lumière, jusqu'à
l'exaltation de la vie.
Elle écoute, hésite. Elle observe : regard
visionnaire, tantôt tourné vers l'intérieur, tantôt
s'échappant vers l'espace illimité, le temps
présent, le temps d'avant, le temps d'après.
Elle n'invente rien, elle vit cette épreuve du
feu où les yeux à trop voir s'étonnent : de l'autre
côté de la nuit il y a...
« Pour moi la nuit c'est l'émerveillement de
la vie » disait Fellini.