Contes érotiques de ma grand-mère

Pour cette jeune veuve hébergeant des soldats américains dans sa pension pendant la Seconde Guerre mondiale, il devient vite clair que ses hôtes fraîchement débarqués sur l'île de Corpus Christi lorgnent des fruits plus tentants et excitants que ceux qu'elle peut offrir à sa table. Chaque soir, après le dîner, afin de retenir ces jeunes gens, de les empêcher d'aller au bordel, elle leur raconte des histoires dans lesquelles se mêlent le passé exotique des Caraïbes et un présent aux saveurs fortement épicées.
Agée maintenant de quatre-vingt-seize ans, la grand-mère rapporte ces histoires à Johnny, son jeune et innocent petit-fils, lui offrant ainsi un rite de passage ; lyriques et salaces, fabuleux et colorés, ces récits, qui chantent à notre oreille dans un dialecte chatoyant au verbe outrancier, jaillissent les uns à la suite des autres en digressions absurdes et drolatiques et nous ensorcellent par la pure magie des mots : les Contes érotiques de ma grand-mère ou l'art de raconter des histoires dans la Grande tradition du folklore caribéen.
<<Doux coeur de Jésus ! Johnny, chaque fois qu'elle se penchait en avant avec grâce pour se rincer les cheveux, chaque fois qu'elle soulevait les deux parfaites demi-lunes du sien bamsee très haut en l'air - avec en plus naturellement la sienne chatte à moitié visible, saluant entre les siennes fesses safran brûlé tous ces li-garçons, tous avec le leur cou de poulet tendu de plus en plus loin dans le seul espoir d'avoir droit à au moins un coup d'oeil - chaque matin, à coup sûr, un ou deux de ces ti-garçons finissaient par tomber ploup ! sur le sol, dans les pommes.>>