Conceptions autochtones des droits ancestraux au Québec

Les droits ancestraux des Autochtones au
Québec ont fait couler beaucoup d'encre,
sans pourtant que l'on sache très bien à quoi
ils se réfèrent. En effet, beaucoup de juristes,
et surtout les positivistes, se reportent à la
jurisprudence pour ce qui est de leur définition,
la Constitution canadienne indiquant
que ces droits ancestraux et issus de traités
y «sont reconnus et confirmés».
Partant de l'idée que l'on ne peut reconnaître
et confirmer que ce qui existe déjà, et
que, par conséquent, c'est en deçà du droit
canadien, dans le droit maintenu depuis la
colonisation par les Autochtones du Québec
- qui n'ont pas été conquis et ne se sont pas
soumis -, qu'il fallait chercher cette définition,
on a visé à repérer les conceptions
respectives des droits ancestraux dans
chacune des onze nations autochtones vivant
actuellement au Québec. Au-delà de la
connaissance de ces droits, cela a permis de
dégager un éventuel noyau commun permettant
de mettre en rapport chaque corpus
avec les traditions orales respectives, chaque
fois qu'elles sont disponibles.