Je m'appelle Ariel, mon père était un fou de Shakespeare

Daniel et Ariel, deux artistes à l'approche de la trentaine, mettent
le pied au Manoir de la Solitude. Ils y viennent avec espoir d'y trouver
quelques clés qui leur permettraient d'optimiser leurs talents. La petite
communauté est comme une famille où les hommes - n'est-ce pas
étonnant ? - sont plus nombreux que les femmes. Les exercices
proposés par le coach australien apparaissent parfois brutaux voire
guerriers, d'où les incessants questionnements sur leur bien-fondé,
cependant que la fascination et l'emprise sont à l'oeuvre. Entre les
deux personnages principaux se tisse un lien de nature mystérieuse,
qui va les reconduire à leurs origines et, qui sait, leur ouvrir les
yeux ? Ce roman, une surprenante mise en abîme, rend compte des
dérives de ce qu'on appelle communément aujourd'hui le travail de
«développement personnel» ; des techniques (on ne les compte
plus) qui promettent monts et merveilles mais peuvent aussi à jamais
asservir. Le thème de la gémellarité permet à l'auteure un montage
ingénieux articulant puis démontant plusieurs vécus d'embrigadement
sectaire.