Cinq pianistes interprètent Beethoven : Claudio Arrau, Friedrich Gulda, Michaël Levinas, Tatiana Nikolayeva, Arthur Schnabel face aux sonates op. 2, n° 1, op. 53 et op. 111

Cinq pianistes interprètent Beethoven
Le progrès dans la reproduction de la musique, oeuvre du XX<sup>e</sup> siècle, doit permettre au siècle suivant, le nôtre, de mieux comprendre l'évolution et la signification de l'interprétation d'une partition, par définition fixé, mais muette. L'auteur, un jeune pianiste et musicologue grec, esquisse ici un véritable modèle de ce qu'on peut faire avec quelques disques, une partition, beaucoup de patience et une curiosité exigeante. Certes, on n'écoute pas une même oeuvre de la même façon de siècle en siècle, mais on ne la joue pas non plus selon les mêmes règles. Il y a aussi les écoles instrumentales, les habitudes, les éxigences sociales ou commerciales, etc. Et le tempérament de l'Interprète, sa volonté de faire valoir tel ou tel aspect de l'oeuvre. Bref, un monde subtil, contradictoire, insoupçonné, incroyablement riche va se découvrir dans ce premier essai d'une nouvelle méthode : puissent les résultats prometteurs obtenus ici encourager d'autres chercheurs à appliquer une méthode analogue à d'autres enregistrements et à d'autres oeuvres du répertoire.