Waldemar-George, critique d'art : cinq portraits pour un siècle paradoxal : essai et anthologie

Waldemar-George critique d'art
Cinq portraits pour un siècle
paradoxal. Essai et anthologie
« Septembre 1944. [...] Mais c'est l'art des
invasions barbares » ! Ainsi s'exprime
Waldemar-George (1893-1970) à son
retour à Paris, après deux ans de vie
clandestine. Dans l'immédiat après-guerre, Waldemar-George, qui avait été
naguère le promoteur de l'École de Paris,
n'a pas renoncé aux valeurs du Néo-Humanisme dont il a été le fondateur
vingt ans plus tôt. Ce mouvement, qui
fait de l'homme la mesure de toutes
choses en art, a beaucoup souffert
de sa proximité avec les sympathies
fascistes de son théoricien. En 1946,
curieux malentendu : c'est à Waldemar-George que l'on demande un texte pour
une exposition sur l'art des « malades
mentaux » présentée à l'hôpital Sainte-
Anne. Le critique d'art persiste et signe : « L'art des fous sera-t-il l'ultima ratio des
élites corrompues par l'abus des alcools
spirituels et intellectuels ? » Pourtant,
petit à petit, Waldemar-George, ennemi de
l'abstraction comme de toute figuration
déformante, finira par trouver dans la
figuration quasi abstraite de peintres
tels que Jorn ou Pignon, puis, à la fin des
années 1950, dans la tendance informelle
ou tachiste de l'avant-garde parisienne,
une forme d'expression acceptable pour
son inlassable quête de l'homme en art.