Je vous dis merde

«Mais non ! C'est une expression qui date de je sais pas
trop quand ! Plus y avait de carrosses avant la représentation
plus y avait de crottin sur la chaussée ! Alors depuis, c'est
ce qu'on souhaite aux comédiens ! De la merde !»
Le scénariste Shlomo Slipenstein bute son meilleur ami,
le réalisateur Slimane Shetan, et fait porter le chapeau à
son autre meilleur ami, le producteur J.O. Grossaint, que
des taulards déchaînés finissent par laisser pour mort.
Sandy, la femme du producteur, massacre Shlomo sous
les yeux de son jeune fils...
Shlomo, Slimane et J.O. se retrouvent dans le coma
et débarquent devant Dieu, qui ressemble comme deux
gouttes d'eau à Tony Montana et qui leur demande d'écrire,
de produire et de réaliser son rêve : un bon film français...
Tous les ingrédients du polar burlesque - entre Pulp
fiction et Les cadavres ne portent pas de costard - sont
ici réunis. Ces références cinématographiques ne sont
pas fortuites : Philippe Sfez, qui connaît ce monde sur
le bout de l'objectif, nous plonge avec délice dans les
coulisses noires du 7<sup>e</sup> art.