La cuisine de la brandade de morue ou 54 recettes pour l'accommoder

Alors que la région du Gard offre quantité de spécialités
culinaires, il en est une dont aujourd'hui, il nous semblait
important de lui consacrer un livre tant sa renommée a
dépassé les frontières régionales : « la brandade de
morue ».
Ce «chef-d'oeuvre du genre humain» ainsi l'avait
qualifié le Président Thiers, ou bien encore «Trésor du
Félibrige» comme l'invoquait Frédéric Mistral, mérite que
l'on s'attarde sur ce célèbre plat qui vit le jour au XVIII<sup>e</sup>
siècle.
Alors que les échanges de sel avaient cours entre les
bretons et les salins d'Aigues-Mortes, les bretons avaient
pour habitude d'échanger de la morue contre du sel.
Ce poisson, qui vivant est connu sous le nom de
cabillaud, va changer son nom en mourant, ainsi il se
transforme en morue fraîche ou salée.
Devant ce stock important de morue, les gardois se
demandent : que faire de ce poisson ? aussi un jour l'un
d'entre eux a l'idée de faire dessaler cette morue pendant
24 heures, de lui ôter sa peau et ses arêtes puis de la
mettre à cuire dans une marmite en terre. Il rajoute un peu
de lait et d'huile d'olive et remue sans arrêt cette
préparation jusqu'à obtenir une préparation crémeuse, la
première «brandade» vient de naître. (Son nom provient
du verbe provençal « brandar » qui signifie « branler,
remuer »