Napoléon à Sainte-Hélène : 1815-1821

Qui mieux que Gilbert Martineau, consul honoraire de
France à Sainte-Hélène de 1956 à 1987, aurait pu établir
une chronique minutieuse des années vécues par Napoléon
dans l'île de 1815 à 1821 et faire sentir les lieux, le climat,
la flore, dire à quel point ce rocher pouvait paraître dérisoire à l'ancien maître de l'Europe ; peindre l'inconfort de
Longwood, décrire ces interminables saisons pluvieuses
et embrumées, faire revivre ce monde clos où une vétille
prenait des allures d'affaire d'État et où la médiocrité et
la cupidité d'une grande partie de l'entourage impérial
le disputaient à la mesquinerie et à la bêtise de presque
tous les Anglais.
Avec cette connaissance intime de l'île et de son atmosphère et
disposant, outre les grands classiques, de documents disponibles
depuis quelques décennies seulement, Gilbert Martineau a pu
écrire, à Sainte-Hélène même, le livre complet et documenté qui
renouvelle le sujet. C'est une chronique sensible, riche et vivante,
de plus de cinq années qui, autant que les victoires d'Austerlitz
et d'Iéna ou les fastes du Sacre, permirent à Napoléon de forger
sa légende.