Les anges dînent au Ritz

Derrière la porte de la respectabilité petite-bourgeoise, des hommes et
des femmes, seuls ou en couple, tentent de dissimuler leurs pauvres
secrets. On repeint le décor en rose pour tenter de cacher qu'on a raté
sa vie, on boit des cocktails, on célèbre des anniversaires - et l'on
marche sans moufter vers la mort grise. Onze nouvelles composées
pour l'essentiel dans la tonalité d' En lisant Tourgueniev , marquées par
un désespoir tranquille, paisible presque, et d'autant plus terrifiant.
Autant de drames qui refusent toute grandeur, mais non toute horreur.
Trevor une fois de plus ne nous donne pas de bonnes nouvelles de
l'humanité, et s'arrange d'assez diabolique façon pour nous intéresser
à ses tristes héros comme s'ils étaient nos frères, nos soeurs. Comme
s'ils étaient d'autres nous-mêmes.
«Le plus grand auteur de nouvelles de langue anglaise» ( New York
times dixit) dans son registre le plus inquiétant.