Le naufrage des économistes : quand les théories conduisent à la crise : le grand écart : économie, finance et écologie

Avec la crise, le monde a découvert que l'économie
était systémique. Tout se tient.
Les économistes sont apparus au XVIII<sup>e</sup> siècle et
ont commencé à gérer la planète bien avant que les
écologistes n'en comprennent le fonctionnement. La biologie ne prend son
essor qu'un siècle après l'économie avec Charles Darwin. Presque au même
moment, Ernst Haeckel met en évidence l'importance d'ajouter la dimension
de l'espace à celle du temps : l'écologie est née. Ces deux disciplines
sont devenues antagonistes.
Plus grave : pour favoriser son développement, l'économie a enfanté la finance
qui aujourd'hui menace celle qu'elle devait servir ! La finance évolue
en microsecondes, l'économie compte en mois alors que la nature a besoin
d'années pour se régénérer. En finance, les distances n'existent pas ; l'économie
multiplie les transports au risque de porter atteinte à l'environnement.
Jouant sur les deux dimensions, la finance domine une économie qui reporte
les mesures indispensables à la préservation de la planète.
En s'appuyant sur quantité d'exemples et de propositions concrètes, cet essai
tente de montrer que l'avenir de l'économie passe non par un surcroît de
réglementations et de contrôles de la finance mais par sa simplification et
sa synchronisation avec l'économie. Quant à l'écologie, elle est tout simplement
l'avenir de l'économie.