Passions et vertus : fragments

Les Fragments des stoïciens présentent un ensemble
d'écrits regroupant des textes de langues grecque et latine
rédigés par les membres de la secte depuis sa fondation au
III<sup>e</sup> siècle avant notre ère jusqu'à ses prolongements dans
l'Antiquité tardive.
Les grandes questions des passions et des vertus
constituent une des clés de voûte de la pensée stoïcienne.
On verra, à travers les méandres de cette classification,
comment se compénètrent, se répondent ou se contredisent
les développements de philosophes très différents
tels que Galien, Sénèque, Diogène Laërce, Cicéron ou
Sextus Empiricus. Car il n'y a pas un unique stoïcisme, il
y en a plusieurs : nous avons affaire là à une philosophie
évolutive.
Le stoïcien est un homme de terrain pour qui la
mobilisation des vertus, guidées par la raison, est une des
façons de lutter contre l'emprise des affects. L'homme
envahi par les affects est un homme affaibli et, pour ainsi
dire, au regard du sage qui cherche la santé morale, un
homme malade.
Agir dans la sérénité, insérer son activité dans la
perspective d'un cosmos moral et bienfaisant, voir la
réalité en face, vivre pour le bien commun, telles sont
quelques-unes des solutions prônées dans ce livre.