Quête démocratique en Afrique tropicale : les occasions manquées au Congo-Brazzaville de 1957 à 1997

Après un demi-siècle d'indépendance, la colonisation européenne n'est
plus un argument suffisant pour justifier les contre-performances des
pays d'Afrique subsaharienne. Les peuples, élites et dirigeants politiques
africains doivent à présent reconnaître leur responsabilité dans la gestion
sans grande prévoyance des ressources naturelles ; sans lucidité de leurs
sociétés pluriethniques ; et sans transparence du pouvoir d'État.
L'invention de formes adaptées de gouvernance démocratique devient
de plus en plus vitale pour tous ces pays africains. Au sein de leurs États-nations
en construction, la dynamique sociale développe progressivement
une conscience collective suivant un processus inédit et complexe.
L'exemple du Congo-Brazzaville est révélateur de cette administration
publique aléatoire des ressources humaines, naturelles et financières. Un
pays de superficie moyenne (342 000 km<sup>2</sup>), faiblement peuplé (3,100 millions
d'habitants), aux conditions exceptionnelles de climat, de pluviométrie,
d'hydrographie, de faune et de flore, et dont le sol et le sous-sol recèlent
d'énormes potentialités, se retrouve en 2005 le plus endetté au monde par
habitant, avec plus de 60 % de sa population vivant en dessous du seuil de
pauvreté.
Le présent ouvrage est une fresque à trois panneaux sur fond de mutations
sociales intervenues dans les pays africains. Ce triptyque présente une
succession d'occasions historiques manquées, met en évidence une série de
mauvais choix stratégiques et esquisse des propositions pour sortir ce pays
de sa situation d'instabilité politique et de conflictualité sociale.