En Kabylie : voyage d'une Parisienne au Djurjura

Cet ouvrage retrace les péripéties d'une Parisienne au
Djurjura dans les années 1875.
Nos amis d'Alger nous disaient ! Aller en Kabylie et au
Désert ! y pensez-vous ? Le Sud est en fermentation. Les
marabouts fanatiques annoncent partout l'arrivée du
Moule-Saâ, qui, venant de l'Ouest, du Maroc, du Gharb,
du Mogreb-el-Aksa, doit avec son yatagan, couper la tête
à tous les Roumis. Réfléchissez que nous sortons du
Rhamadham et qu'à ce jeûne rigoureux du neuvième
mois s'ajoutent les excitations du printemps pour agiter
les ferments de haine et de révolte que tout Arabe ou
tout Kabyle puise dans le lait de sa mère. Restez donc
parmi nous, à Alger la bien gardée, qui, en avril, n'est
que parfum et lumière. Où trouverez-vous un ciel plus
pur, un air plus doux ? N'allez pas vous jeter dans un
coupe-gorge.